CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE
DE LA GUERRE
1914 - 1918

 

 

- 4 juillet 1935 -

 

 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

Lors de la création de la Médaille Commémorative de la guerre 1914-1918, il avait été prévu que les engagés volontaires porteraient une agrafe particulière en bronze avec la mention « Engagé Volontaire ». Cette agrafe n’eut pas une vie bien longue, car le parlement demanda l’institution d’un insigne spécial destiné à distinguer les mérites de cette catégorie de combattant.
La loi du 4 juillet 1935 créa la Croix du Combattant Volontaire, destinée aux engagés volontaires de la grande guerre qui ont été volontaires pour servir au front dans une unité combattante.
Les conditions requises pour l'obtention de la croix furent définies par le décret du 28 novembre 1935.
Les titres des candidats ont été examinés par une commission composée, à partir de 1951, de douze membres répartis comme suit :

¨  Ministère de la Défense nationale : le président ;

¨  Secrétariat d’État à la guerre : deux membres ;

¨  Secrétariat d’État à la marine : deux membres ;

¨  Secrétariat d’État à l’air : deux membres ;

¨  Office national des mutilés et combattants : deux membres ;

¨  Association d’engagés et de combattants volontaires : trois membres.

Le décret du 10 avril 1936 en étendit l’attribution aux rares combattants volontaires survivants de la guerre de 1870-1871.
La Croix du Combattant Volontaire de la guerre 1914-1918 est considérée comme un titre de guerre lors de l’examen des dossiers de candidature à un grade dans la Légion d’honneur, la Médaille Militaire ou l'Ordre National du Mérite.
La forclusion prononcée le 1er janvier 1952, a été levée par le décret du 21 septembre 1976.
Depuis sa création, plus de 10 200 croix ont été attribuées.
Renseignements et candidature auprès des directions départementales de l’Office National des Anciens Combattants ( O.N.A.C.).

 

 

 

BÉNÉFICIAIRES

 

 

Les militaires et marins, les anciens militaires et marins français, les protégés français et les étrangers ayant conservé leur nationalité, sous réserve d’avoir servi volontairement sous les drapeaux ou pavillons français au cours de la guerre 1914-1918, dans une formation réputée combattante, d’être titulaire de la carte du combattant et de faire la preuve qu’ils remplissent l’une au moins des conditions suivantes :

¨  engagés volontaires appartenant aux classes 1914 et suivantes, à condition qu’ils aient contracté trois mois au moins avant l’appel des hommes de leur classe, un engagement pour servir dans l’armée de mer ou dans une formation combattante des armées de terre et de l’air ( la condition de devancement de trois mois n’étant pas exigée pour les hommes de la classe 1914 ). Le délai de devancement d’appel pour les engagés appartenant à la classe 1915 est fixé à deux mois ;

¨  mousses et apprentis marins ayant réuni, avant l’appel sous les drapeaux de leur classe de recrutement, les conditions nécessaires à l’obtention de la carte du combattant ;

¨  engagés volontaires appartenant aux classes 1886 et plus anciennes ;

¨  Alsaciens et Lorrains devenus Français par le traité de paix ayant contracté un engagement volontaire ;

¨  étrangers ayant contracté un engagement volontaire pour la durée de la guerre dans l’armée française ;

¨  ressortissants des colonies françaises et pays de protectorat non astreints à la conscription, ayant volontairement servi dans une unité combattante aux armées ;

¨  ajournés ayant contracté un engagement volontaire pour servir aux armées, dans une formation combattante, trois mois au moins avant que les ajournés de leur classe aient été appelés ;

¨  dégagés de toutes obligations militaires par réforme ou exemption qui ont repris volontairement du service ou ont continué, sur demande, à servir dans une formation de combat des armées de terre, de mer ou de l’air ;

¨  militaires ou marins inaptes ou affectés à des emplois, postes ou services « non combattant » ou à des formations de l’intérieur qui sont, sur leur demande, partis au front comme combattants alors qu’ils ne pouvaient y être contraints ;

¨  militaires ou marins évacués des armées pour blessures ou infirmités résultant du service et qui, pouvant du fait de ces infirmités, être maintenus à l’intérieur, sont néanmoins retournés volontairement au combat, quelquefois même avant complète guérison ;

¨  prisonniers civils qui se sont évadés pour satisfaire à leurs obligations militaires ou contracter un engagement volontaire et qui ont effectivement servi dans une unité combattante ;

¨  français résident en pays ennemis ou envahis qui, au péril de leur vie, soit en traversant les lignes ennemies, soit par évasion, ont rejoint l’armée française, afin de satisfaire à leurs obligations militaires ou contracter un engagement volontaire ;

¨  militaires ou marins, convoqués, puis renvoyés provisoirement dans leurs foyers, qui ont été maintenus au corps sur leur demande, ou y sont revenus, également sur leur demande, avant la date à laquelle ils auraient été rappelés individuellement, et qui sont partis sur le front, trois mois après au maximum, dans une unité combattante ;

¨  auxiliaires de toutes classes ayant contracté un engagement volontaire pour servir aux armées dans une formation combattante avant que les hommes appartenant à leur catégorie aient été normalement rappelés après décision d’une commission de réforme, ou ayant obtenu comme tels la carte du combattant ;

¨  officiers de réserve ou de l’armée territoriale placés dans la position « hors cadres » « fonctions administratives », volontaires pour servir aux armées dans une formation combattante ;

¨  officiers de réserve ou de l’armée territoriale placés dans la position « hors cadres » « raison de santé », militaires ou marins réformés temporairement, volontaires pour servir aux armées dans une formation combattante ;

¨  sous-officiers et hommes de troupe visés par l’article 42 de la loi de recrutement du 21 mars 1905, volontaires pour servir aux armées dans une formation combattante ;

¨  mobilisables résidant à l’étranger qui ont rejoint spontanément, ou à leur frais, une unité combattante de la métropole, et qui justifieront que, comme les hommes de leur catégorie, ils auraient été mobilisés sur place dans leurs fonctions ou emplois ;

¨  inscrits maritimes maintenus en dehors des armées par application des articles 46 et 47 de la loi du 24 décembre 1896, incorporés sur leur demande dans une formation combattante des armées de terre ou de mer ;

¨  inscrits maritimes qui ont souscrit l’engagement spécial prévu par les articles 17 et 18 de la loi du 2 mai 1899, trois mois au moins avant la levée ou le rappel au service des marins de leur catégorie.

 

Par le décret du 30 septembre 1955, les marins du commerce, titulaires de la carte du combattant, qui ont contracté devant l’autorité régulière un engagement d’embarquement sur un bâtiment de commerce ou sur un bâtiment armé à la pêche hauturière ou la pêche au large et qui remplissent l’une des deux conditions suivantes :

¨  avoir postérieurement au 2 août 1914 accompli au moins trois mois de navigation effective avant l’appel des marins de leur classe ;

¨  avoir contracté cet engagement alors qu’étant dégagés d’obligations militaires, ils n’avaient pas été admis à contracter un engagement volontaire dans une unité combattante.

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

 

RUBAN

 

 

Largeur de 36 mm.
Vert avec une raie centrale rouge de 8 mm et à 1 mm de chaque bord, une raie jaune de 4 mm.
Ce sont les couleurs de la Légion d’honneur, la Médaille Militaire et de la Croix de guerre 1914-1918.

 

 

INSIGNE

 

 

Croix à quatre branches en bronze, du module de 36 mm.
Gravure de Frédéric de VERNON.

Sur l’avers    : un médaillon central rond, avec la légende  REPVBLIQVE  FRANCAISE  entourant
                      l’effigie d’un Poilu casqué, repose sur une épée dressée verticalement sur les branches
                      de la croix qui sont chargées de feuilles de laurier et de chêne formant relief.

Sur le revers : à l’intérieur du médaillon central, une branche de laurier est entourée par l’inscription
                      COMBATTANT  VOLONTAIRE  1914-1918.
                      Les branches de la croix sont chargées de feuilles de laurier et de chêne formant relief.

Un modèle spécial fut réalisé, pour les combattants volontaires de la guerre de 1870-1871 avec les dates  1870-1871  remplaçant sur le revers celles de  1914-1918.

 

 

 

 

 


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