MÉDAILLE D’HONNEUR
POUR ACTES DE COURAGE
ET DE DÉVOUEMENT
- 16 novembre 1901 -
Dès le règne du Roi Louis XIV, puis sous Louis XVI, des médailles de sauvetage, non portatives, furent décernées. Mais la création officielle d’une Médaille de Sauvetage ou Médaille des Belles Actions, remonte au règne du Roi Louis XVIII, qui par une décision royale datée du 2 mars 1820, autorisa le ministre de la Marine, à décerner des médailles non portatives, en argent ou en or du module de 50 mm. A partir de 1831, cette médaille devient portative avec un ruban tricolore et le 31 janvier 1833, une circulaire ministérielle autorisa le ministère de l’Intérieur à décerner une médaille destinée à récompenser le courage et le dévouement des personnes qui, au péril de leur vie, en ont sauvées d’autres.
Originellement, seule la Médaille d’Argent existait, puis l’on créa une Médaille d’Or. A partir de la décision ministérielle du 15 juillet 1843, le ministère de l’Intérieur créa deux classes pour les deux médailles précitées, puis en 1899 ( décret du 3 juin ) la Médaille de Bronze apparût. Plus tard, l’échelon de Vermeil viendra remplacer la Médaille d’Or de 2ème classe.
A partir du décret du 6 juillet 1887, le ministère des Affaires Étrangères a pu décerner des médailles d’honneur pour des actes de courage et de dévouement accomplis dans les pays de protectorat, les colonies et à l’étranger.
La Médaille de Sauvetage prendra, par le décret du 16 novembre 1901, le nom de Médaille d’honneur pour Actes de Courage et de Dévouement.
Le décret du 26 janvier 1906 étendit à l’Algérie l’attribution de la médaille qui pouvait être décernée par le Président de la République, sur proposition du ministre de l’Intérieur et avis du gouverneur général de l’Algérie. Le ruban de la médaille portait alors une agrafe composée d’une étoile posée sur un croissant islamique.
Aujourd’hui, le ministère de l’intérieur peut attribuer :
¨ une Lettre de félicitations pour, en principe, un premier fait de sauvetage ;
¨ une Mention honorable pour des actes reconnus déjà méritoires ;
¨ la Médaille de Bronze ;
¨ la Médaille d’Argent de 2ème classe ;
¨ la Médaille d’Argent de 1ère classe ;
¨ la Médaille de Vermeil ;
¨ la Médaille d’Or.
La Médaille de Bronze est décernée dans la mesure où le sauveteur a réellement exposé sa vie ou si, ayant couru des risques moindres, il est déjà titulaire d'une Lettre de félicitation et d'une Mention honorable.
La Médaille d'Argent est décernée exclusivement aux titulaires de la Médaille de Bronze qui ont, à nouveau, fait preuve de courage et d'abnégation.
La Médaille de Vermeil est décernée, avec une grande réserve, pour les actes d'une grande intrépidité et pour les titulaires d'au moins deux Médailles d'Argent.
La Médaille d'Or est attribuée aux personnes ayant rendu, à plusieurs reprises, des services exceptionnels à ses concitoyens.
Ces récompenses honorifiques peuvent être retirées dans la forme où elles ont été accordées, en cas d’indignité résultant notamment de condamnations criminelles ou correctionnelles.
Les pouvoirs que le ministre de l’Intérieur détenait en matière d’attribution de distinctions honorifiques pour actes de courage et de dévouement ont été, dans le cadre des mesures de déconcentration administrative, dévolus aux préfets, conformément aux dispositions du décret du 17 mars 1970.
Les candidatures et propositions se font donc auprès du préfet du département ou l’acte à récompenser a été effectué.
Comme pour la Médaille d’honneur pour Actes de Dévouement et faits de Sauvetage et contrairement à la règle générale, l’obtention d’un échelon supérieur n’empêche pas le port des médailles d’un échelon inférieur attribuées antérieurement.
Cela peut donc expliquer le nombre important de ces décorations portées par certains sauveteurs, notamment chez les sapeurs-pompiers.
L'attribution d'une de ces médailles est sanctionnée par la remise d'un diplôme.
La Médaille d’honneur pour Actes de Courage et de Dévouement récompense, toute personne qui, au péril de sa vie, se porte au secours d’une ou plusieurs personnes en danger de mort.
Elle peut être attribuée collectivement aux unités d'intervention et de secours avec, pour les personnels en service au moment des faits récompensés, le droit au port d'une fourragère tricolore.
Largeur de 30 mm.
Tricolore à bandes verticales égales de 10 mm, avec une rosette tricolore de 20 mm sur la Médaille d’Or.
En cas de port en barrette, celle-ci porte une ou plusieurs agrafes représentant une petite étoile à cinq branches :
¨ une étoile en argent pour la Médaille d’Argent de 2ème classe ;
¨ deux étoiles en argent pour la Médaille d’Argent de 1ère classe ;
¨ une étoile en vermeil pour la Médaille de Vermeil ;
¨ une petite rosette tricolore de 10 mm, pour la Médaille d’Or.
Depuis la création de cette médaille, nombreux furent les modèles réalisés par les différents régimes. Sous le second empire, c’est une large bélière fixe, constituée sur la partie visible, par une demi-couronne de feuilles de chêne, qui permettait de différencier les Médailles d’Argent et d’Or de 1ère classe. L’insigne décrit ci-dessous est celui qui est actuellement décerné et qui date de 1950.
Ce sont des médailles rondes en bronze, argent, vermeil ou or suivant l’échelon et du module de 27 mm.
Gravure de Marie-Alexandre COUDRAY.
Sur l’avers : une femme debout tenant des palmes et couronnes, est entourée par trois scènes représentant des actions
de sauvetage. L’ensemble est surmonté du mot DEVOUEMENT.
Sur le revers : un cartouche nominatif surmonté par l’inscription MINISTERE DE L’INTERIEUR
et entouré par la légende RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
La bélière est constituée de feuillage de chêne ; en argent pour la Médaille d’Argent de 2ème classe et en vermeil pour la Médaille d’Argent de 1ère classe.
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