ORDRE DE L’ÉTOILE NOIRE

 

 

- 10 mai 1896 -

 

 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

C’est le Roi de Porto-Novo, TOFFA, qui institua l’Ordre de l’Étoile Noire le 1er décembre 1889. Le Roi TOFFA devint en 1892 Roi du Dahomey ( aujourd’hui la République du Bénin ) grâce à l’aide de la France, qui envoyât un corps expéditionnaire de 4 000 hommes placés sous les ordres du colonel DODDS.
Les troupes de cette expédition qui dura cinq mois, vainquirent à Dogba l’armée du Roi BÉHANZIN. Une croix et un brevet furent attribuées à certains des hommes ayant pris part à cette épopée coloniale. Marquant la reconnaissance du Roi TOFFA pour la France, l’Ordre de l’Étoile Noire fut réorganisé le 30 août 1892, puis approuvé et reconnu par le Gouvernement français le 30 juillet 1894.
Par les décrets des 10 et 23 mai 1896, il devint un de nos cinq Ordres coloniaux.
A partir de ce moment, il fut géré par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur jusqu’à sa disparition.
C’était un ordre à cinq classes :

¨  les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;

¨  les dignités de Commandeur avec plaque et de Grand-croix.

Contrairement aux Ordres calqués sur la Légion d’honneur, il n’y avait donc pas de Grands officiers, mais des Commandeurs avec plaque, qui portaient la croix de Commandeur en sautoir et la plaque à droite de l’habit.
Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre de l’Étoile Noire.
Le décret du 1er septembre 1950 lui donna la dénomination « d’Ordre de la France d’Outre-mer ».
Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l’Ordre national du Mérite, supprima l’Ordre de l’Étoile Noire.

Pour un complément d'information sur l'Ordre de l'Étoile Noire, voir " Généralités sur les Ordres coloniaux "

 

 

 

BÉNÉFICIAIRES

 

 

A l’origine, l’Ordre de l’Étoile Noire récompensait les services des sujets du Roi du Dahomey et des Français employés par le protectorat.
A partir de 1896 et jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre colonial de l’Étoile Noire récompensa :

¨   les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Afrique Occidentale Française ;

¨ les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.

A partir du 14 juillet 1933, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pouvait être nominé s’il avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres Ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, a pu récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales.

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

 

RUBANS

 

 

Largeur de 37 mm.
Originellement, le ruban était moiré bleu clair avec des liserés rouges, liserés qui disparaîtront à partir de 1892.
Ruban d’Officier à rosette bleue clair de 30 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.
Ruban moiré bleu clair de 10 cm de largeur, permettant le port en écharpe, pour la dignité de Grand-croix.
Le décret du 18 juin 1927, autorisa les titulaires Commandeurs, Commandeurs avec plaque et Grand-croix à porter les demi-barrettes métalliques, à l’exemple de la Légion d’honneur.

 

 

INSIGNES

 

 

CROIX

 

 

Croix de Malte à quatre branches émaillées de blanc avec une bordure bleu roi, terminées chacune par deux pointes aiguës non pommetées et reliées entre elles par trois rayons à double pointe.
Une étoile à cinq rayons simples émaillés de noir était placée au centre de la croix.
Bélière formée d’une couronne de feuilles de laurier en émail vert.
L’insigne de Chevalier était en argent, celui d’Officier en vermeil ou en or, tous deux du module de 45 mm.
Les insignes de Commandeur et de Grand-croix étaient en vermeil ou en or et tous deux du module de 65 mm.

 

 

PLAQUE

 

 

La plaque de Grand-croix était en argent et en vermeil.
C’était une grande étoile uniface au module de 86 mm, à huit pointes diamantées constituées chacune par des rayons partant d’une croix de Malte à quatre branches émaillées de blanc avec une bordure bleu roi, terminées chacune par deux pointes aiguës reliées entre elles par trois rayons à double pointe.
Une étoile à cinq rayons simples émaillés de noir était placée au centre de la croix.

 

 

 

 

 


Retour liste initiale

 

 

 

 

 

 www.france-phaleristique.com