MÉDAILLE DE LA
GENDARMERIE NATIONALE

 

 

- 5 septembre 1949 -

 

 

 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

GENÈSE ET DISPOSITIONS INITIALES

 

C'est sur proposition de monsieur Paul RAMADIER, ministre de la Défense nationale, que la Médaille d'honneur de la Gendarmerie fut créée par le décret n° 49-1219, le 5 septembre 1949, pour être attribuée sur décision du ministre de la Défense. Le décret n° 50-1491 du 30 novembre 1950 modifiera le nom de la médaille en créant la Médaille de la Gendarmerie nationale.
Ne donnant lieu à aucun traitement ; elle peut être aussi décernée à titre posthume ou sur pronostic vital réservé.
Pour les militaires d’active de la Gendarmerie ( officiers et sous-officiers ) l’attribution de la médaille est obligatoirement précédée d’une citation « à l’ordre de la Gendarmerie », sanctionnant :

¨  soit des actions d’éclats, ayant nécessité des qualités particulières de courage et d’abnégation, accomplies à l’occasion du service spécial ou du maintien de l’ordre ;

¨  soit des services exceptionnels, de nature à exercer une impulsion décisive sur la technique ou le rendement général de l’arme.

Les rapports de proposition, concernant des faits, répondant aux conditions ci-dessus définies, sont adressés par la voie hiérarchique, à toute époque de l’année, à la direction de la justice militaire et de la Gendarmerie.
L’attribution d’une première citation à l’ordre de la Gendarmerie entraîne, pour son titulaire, le droit au port de la Médaille de la Gendarmerie nationale, avec fixation sur le ruban d’une grenade en bronze.

 

Un certain nombre de médailles, dans la limite de 10 % du contingent annuel effectivement décerné aux militaires de la Gendarmerie, peut être attribué à des personnes, militaires ou civiles, ayant appartenu ou non à l’arme, qui ont rendu à cette dernière des services importants, d’un caractère permanent, ou qui, par leur aide particulièrement méritoire à l’occasion de ses missions spéciales, se sont acquis des titres à sa reconnaissance. Dans ce cas, la décoration est attribuée sans citation. En ce qui concerne cette catégorie de bénéficiaires, cette médaille ne peut être décernée pour des faits ayant déjà entraîné, par ailleurs, l’attribution d’une décoration au titre, soit du ministère de la Défense, soit de tout autre ministère. L’avis de l’autorité préfectorale est obligatoirement demandé et inclus dans les dossiers se rapportant à des candidats non militaires.
Les mémoires de proposition, groupés par les commandants régionaux de Gendarmerie, doivent parvenir à l’administration centrale de la Gendarmerie pour le 1er octobre de chaque année.
Les titulaires reçoivent un diplôme qui leur est remis, à titre gracieux, ainsi que la médaille.

 

La Médaille de la Gendarmerie nationale peut être retirée par décision ministérielle :

¨  de plein droit, à la suite :
- de toute condamnation afflictive ou infamante ;
- de toute condamnation à l’emprisonnement, prononcée, par quelque tribunal que ce soit, pour crime ou pour
   des délits prévus par les articles 330, 334, 379 à 401 et 405 à 408 du code pénal ;
- de mesure d’élimination définitive de l’armée pour fautes contre l’honneur ou la probité, commises par des militaires.

¨  sur proposition de l’autorité militaire compétente, dans tous les cas d’indignité dûment constatée.

 

 

RÉFORME DE 2004

 

La mise en application du décret n° 2004-733, du 26 juillet 2004, a modifié considérablement les conditions d'attribution de cette médaille.
Art. 1er. - Il est créé une Médaille de la Gendarmerie nationale, destinée à récompenser les officiers, sous-officiers et militaires du rang de la Gendarmerie nationale qui se sont distingués par une action d'éclat ayant nécessité des qualités particulières de courage et d'abnégation, accomplie à l'occasion du service ou du maintien de l'ordre.
Art. 2. - Une brève citation rappelle, avec précision, le comportement du bénéficiaire à l'occasion des faits ayant motivé l'attribution de la décoration.
Art. 3. - La Médaille de la Gendarmerie nationale est décernée par le ministre de la Défense, sur proposition du directeur général de la Gendarmerie nationale, ou par le directeur général par délégation.
Art. 4. - La Médaille de la Gendarmerie peut être exceptionnellement attribuée sans citation :

¨  aux militaires de la Gendarmerie, pour leurs activités ou travaux remarquables ayant conduit à donner une impulsion décisive au service général de l'arme ;

¨  aux personnalités étrangères à l'arme ayant rendu à cette dernière des services importants ou qui, par leur aide particulièrement méritoire à l'occasion de ses missions, ont acquis des titres à sa reconnaissance.

Art. 6. - La médaille de la Gendarmerie nationale sera, suivant la qualité de l'action à récompenser, accompagnée d'une citation à l'ordre :

¨  une étoile de bronze ( brigade ou régiment ) ;

¨  une étoile d'argent ( division ) ;

¨  une étoile de vermeil ( corps d'armée ) ;

¨  une palme de bronze ( Gendarmerie ).

Art. 7. - La palme ou l'étoile, correspondant au niveau de la citation reçue, est fixée sur le ruban, pour chaque citation à l'ordre de la Gendarmerie nationale obtenue par le titulaire.
Art. 9. - La Médaille de la Gendarmerie prend rang immédiatement après la croix de la Valeur militaire.
Art. 10. - Les médailles de la Gendarmerie nationale, antérieurement décernées, prennent rang à l'ordre du corps d'armée avec étoile de vermeil.

 

Total des médailles décernées au 1er janvier 1992 : 1336. Elles sont réparties de la manière suivante : 1277 à du personnel de la Gendarmerie, dont 599 à titre posthume, et 59 à des personnes extérieures à l’arme, dont 11 à titre posthume.
La première Médaille d'honneur de la Gendarmerie fut remise, le 27 juillet 1950 à Besançon, au maréchal des logis chef René GADOT, qui " témoigna des plus brillantes qualités professionnelles et morales lors d'un grave accident de chemin de fer survenu près de Moncey ( Doubs ), au cours de la nuit du 26 au 27 janvier 1950 ".
Enfin, pour l’anecdote, en 1958, le chien GAMIN, gravement blessé lors d’une opération de police en Algérie, en fut décoré.

 

 

 

BÉNÉFICIAIRES

 

 

La Médaille de la Gendarmerie nationale récompense :

¨  les officiers, sous-officiers qui ont fait l’objet d’une citation ;

¨  des personnalités militaires ou civiles ne faisant pas partie du corps de la Gendarmerie qui ont rendu des services importants ou qui, par leur aide particulièrement méritoire à l'occasion de ses missions spéciales, se sont acquis des titres à sa reconnaissance.

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

 

RUBAN

 

 

Largeur de 37 mm.
Une raie centrale jaune de 10 mm ( couleur de la Maréchaussée de l’ancien régime ) bordée de deux liserés blancs de 2 mm ( couleur des deux subdivisions de l’arme ).
Cette partie centrale est encadrée de deux bandes bleu gendarme de 9,5 mm ( couleur de la Gendarmerie ) dont chacune est bordée à l’extérieur d’un liseré rouge vif de 2 mm ( couleur de la Garde Républicaine ).

 

 

AGRAFE

 

 

Originellement, chaque citation était représentée sur le ruban par une grenade de 5 mm, en bronze, fixée obliquement.
A compter du décret du 26 juillet 2004, les dispositions suivantes ont été adoptées :
Une étoile de bronze pour une citation à l’ordre de la brigade ou du régiment.
Une étoile d’argent pour une citation à l’ordre de la division.
Une étoile de vermeil pour une citation à l’ordre du corps d’armée.
Une palme de bronze en forme de branche de laurier pour une citation à l’ordre de la Gendarmerie.

 

 

 

INSIGNE

 

 

Médaille ronde en bronze, du module de 36 mm.
Gravure de OLIVIER.

Sur l’avers    : un heaume empanaché posé sur une épée et entouré de la légende
                      GENDARMERIE  NATIONALE.

Sur le revers : une couronne de feuilles de chêne, ouverte en haut, sous la devise
                      COURAGE  DISCIPLINE.

La bélière est fixe et représente une grenade enflammée encadrée de feuilles de chêne.

 

 

 

 

 


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