ORDRE DE LA LIBÉRATION

 

 

- 17 novembre 1940 -

 

 

                                          

 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

En 1940, le général de GAULLE, lançait sur les ondes de la B.B.C., son célèbre “ Appel du 18 juin ”. Cette date historique fut le point de départ d’une formidable mobilisation de volontaires près à sacrifier leur vie pour que la France, vaincue et humiliée, redevienne une terre de liberté et retrouve sa grandeur.
C’est pour consacrer cette épopée et rendre hommage à ces combattants de l’espoir qu’il apparut nécessaire au chef de la France Libre de “ créer une récompense spéciale destinée à ceux qui, en dehors des actes quotidiens du champ de bataille, auraient, par des voies pacifique ou non, travaillé d’une façon particulièrement remarquable à la libération de l’Empire Français. ” Selon le général de GAULLE, la création de cette distinction spéciale “ s’est imposée à la suite des événements du Gabon où il y a de nombreux officiers et hommes qui se sont distingués par des actions remarquables. ” Il convient cependant de rappeler que le chef des Français Libres était dans l’impossibilité de décerner des croix de la Légion d’honneur dont les instances étaient restées au siège de l’Ordre, à Paris. Le général écrira notamment dans ses Mémoires de guerre : “ L’Ordre de la Libération (…) suscitait, parmi les Français Libres, une émulation de la plus haute qualité.
L’Ordre de la Libération fut institué à Brazzaville ( Congo ) par l’ordonnance n° 7 datée du 17 novembre 1940, qui précisait que les membres de ce nouvel Ordre, ne comportant qu’une seule classe, porteraient le titre de “ Croisés de la Libération ”. Ultérieurement, la dénomination de “ Compagnons de la Libération ” sera retenue.
C’est un Ordre particulier, rappelant par mains égards les anciens Ordres de chevalerie, avec pour unique Grand maître, son fondateur, le général de GAULLE.
L’admission était prononcée par le chef des Français libres.
Un juriste, le professeur René CASSIN, fut chargé d’élaborer les statuts de l’Ordre.

 

 

 

ORDONNANCE N° 7 créant l’Ordre de la Libération

 

 

Au nom du Peuple et de l’Empire français

 

Nous, général de GAULLE,
Chef des Français Libres,

 

Vu notre Ordonnance N° 1 du 27 Octobre 1940 définissant les pouvoirs du Chef des Français Libres ;
Vu notre Ordonnance N° 5 du 12 novembre 1940, précisant les conditions dans lesquelles seront prises les décisions du Chef des Français Libres ;

 

ORDONNONS :

 

ARTICLE 1er. - Il est créé un Ordre dit “ Ordre de la Libération ”, dont les membres porteront le titre de “ Croisés de la Libération ”. Cet Ordre est destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de Libération de la France et de son Empire.
ARTICLE 2. - L’insigne unique de cet Ordre est la Croix de la Libération.
ARTICLE 3. - L’admission dans l’Ordre de la Libération est prononcée par le Chef des Français Libres.
ARTICLE 4. - Les modalités d’application de la présente ordonnance seront réglées par décret.
ARTICLE 5. - La présente ordonnance sera promulguée au Journal officiel de l’Empire et, provisoirement, au Journal officiel de l’Afrique équatoriale française.

 

Fait à Brazzaville, le 17 novembre 1940.
C. de GAULLE.

 

 


 

 

DÉCRET réglant l’organisation de l’Ordre de la Libération

 

Le général de GAULLE,
Chef des Français Libres,

DÉCRÈTE :

 

ARTICLE PREMIER. - En exécution de l’Ordonnance N° 7, du 17 novembre 1940, instituant un Ordre de la Libération, il est créé un Conseil de l’Ordre de la Libération.
Ce conseil, qui sera présidé par le Chef des Français Libres, sera composé de cinq membres, dont l’un remplira les fonctions de Chancelier.
Sont nommés Compagnons de la Libération et membres du Conseil :

¨  le capitaine de vaisseau Thierry d’ARGENLIEU ;

¨  le gouverneur général de l’Afrique équatoriale française Félix ÉBOUÉ ;

¨  le lieutenant d’OLLONDES ;

¨  l’officier radiotélégraphiste de la marine marchande Edmond POPIEUL ;

¨  l’adjudant de l’armée de l’Air Henry BOUQUILLARD.

Le capitaine de vaisseau Thierry d’ARGENLIEU est nommé Chancelier.

ARTICLE 2. - Le conseil de l’Ordre de la Libération se réunira une fois tous les trois mois, si les opérations militaires le permettent, et, extraordinairement, sur la convocation du Chef des Français Libres.
Le registre de ses délibérations sera tenu par un secrétaire, qui sera dépositaire du sceau de l’Ordre.
Le Conseil délibérera et émettra un avis sur toutes les propositions qui seront soumises au Chef des Français Libres ; celui-ci pourra également consulter séparément un ou plusieurs membres du Conseil, qui donneront leur réponse par écrit.

ARTICLE 3. - L’insigne de l’Ordre de la Libération consistera dans un écu, portant un glaive surchargé d’une Croix de Lorraine, avec au revers, cet exergue : Patriam Servando Victoriam Tulit.
Le ruban, de moire noire et verte, symbolisera le deuil et l’espérance de la Patrie.

ARTICLE 4. - La Croix de la Libération sera décernée, par voie de décret, par le Chef des Français Libres après avis du Conseil de l’Ordre, soit de son propre mouvement, soit sur les propositions qui auront été faites par les hauts-commissaires, les gouverneurs généraux et gouverneurs des colonies, par les représentants du Chef des Français Libres à l’étranger, par les membres du Conseil de défense de l’Empire ou par toutes autres personnes auxquelles elles auront été demandées.

ARTICLE 5. - La Croix de la Libération sera solennellement remise à son titulaire par le Chef des Français Libres ou, en son nom, par toute personne par lui commise à cet effet.
Les étrangers qui auront rendu à la cause de la France Libre des services signalés pourront recevoir la Croix de la Libération et seront considérés comme membres de l’Ordre de la Libération.

ARTICLE 6. - La discipline de l’Ordre de la Libération sera maintenue par le Conseil ; celui-ci pourra émettre des blâmes ou proposer l’exclusion qui sera prononcée par le Chef des Français Libres.
L’exclusion pourra être prononcée pour tout acte contraire à l’honneur commis par les titulaires de la Croix de la Libération, sans préjudice des sanctions disciplinaires ou pénales encourues, que l’acte incriminé ait été commis après l’attribution de la Croix de la Libération ou qu’il ait été commis antérieurement mais découvert ou porté à la connaissance du Conseil après cette attribution.

ARTICLE 7. - Des arrêtés régleront les modalités d’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la France Libre.

 

Fait à Londres, le 29 janvier 1941.
C. de GAULLE.

 

 


 

 

Le poste de secrétaire fut attribué, le 6 mars 1941, au maréchal des logis MARION.
La fonction de chancelier sera successivement dévolue :

¨  au capitaine de vaisseau ( futur amiral ) Thierry d’ARGENLIEU de 1941 à 1958 ;

¨  au général Joseph INGOLD de 1958 à 1962 ;

¨  à l’ambassadeur Claude Hettier de BOISLAMBERT de 1962 à 1978 ;

¨  au général d’armée Jean SIMON de 1978 à 2002 ;

¨  au général d’armée Alain de BOISSIEU de 2002 à 2006 ;

¨  à monsieur Pierre MESSMER du 6 juin 2006 au 12 octobre 2007 ;

¨  au professeur François JACOB depuis le 12 octobre 2007.

Le 1er juin 1943, le Conseil fut porté de cinq à dix membres, puis à quinze en 1944.

 

Le Conseil décida que : “ les titres des membres de l’Ordre se devraient d’être exceptionnels, mais que la Croix de la Libération ne serait remise qu’après examen des propositions établies avec la plus grande minutie et justifiant d’actions aussi importantes que témoignant d’une continuité exemplaire.
A partir de l’ordonnance du 7 janvier 1944, l’admission sera prononcée par décret sur proposition de l’un des commissaires et après avis, sauf cas d’urgence, du Conseil de l’Ordre de la Libération, qui délibérait et émettait son avis sur les propositions qui lui étaient obligatoirement soumises par les membres du Comité français de Libération nationale.
L’arrêté du 1er août 1941 fixa le cérémonial de la remise et le port de la croix. Il était identique à celui de la Légion d’honneur, avec une formule d’investiture : “ Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la Libération de la France dans l’Honneur et par la Victoire.
Confirmant l’importance de l’Ordre, il fut décidé que la Croix de la Libération serait, dans l’ordre de préséance des décorations en France, portée immédiatement après la Légion d’honneur et avant la Médaille Militaire.
L’ordonnance du 10 août 1945 lui donna un statut inspiré de celui de la Légion d’honneur. L’Ordre de la Libération fut donc doté d’une personnalité morale ainsi qu’une autonomie financière avec pour but d’assurer un service social au profit des Compagnons de la Libération et de tous les membres et anciens membres des Forces Françaises Libres. Son budget, dont le chancelier est institué l’ordonnateur principal, est un budget annexe à celui du ministère de la Justice.
Le chancelier, nommé par décret pour une période de quatre ans renouvelables, est choisi par le Conseil de l’Ordre, parmi ses membres, et sa nomination est soumise à la ratification du président de la République.
L’attribution de la Croix de la Libération à un militaire pour acte de résistance en territoire occupé ou contrôlé par l’ennemi entraînait le bénéfice de la campagne double ( ordonnance du 7 janvier 1944 ).
Le siège de l’Ordre, initialement basé à Londres, fut déplacé à Alger en 1943 et finalement installé, le 20 novembre 1944, à Paris.
L’Ordre se trouve aujourd’hui en voie d’extinction, car la Croix de la Libération n’est plus attribuée depuis le décret du 23 janvier 1946. Seul le général de GAULLE, Grand maître de l’Ordre, avait le pouvoir de transgresser ce décret de forclusion. Il appliqua ce pouvoir par deux fois, notamment, en décorant le 18 juin 1958 Sir Winston CHURCHILL et, le 2 avril 1960, S.M. George VI Roi d’Angleterre.
La croix fut remise à 1 059 Compagnons et collectivités, dont 238 croix décernées à titre posthume.
Les représentants de la famille des Compagnons de la Libération peuvent, à l’occasion de cérémonies consacrées à l’Ordre, porter à droite sur leur poitrine, la croix de leurs parents défunts.
Une marque d’honneur particulière sera octroyée au dernier Compagnon de la Libération dont le corps sera inhumé au Mont Valérien, dans un caveau spécialement réservé.
Depuis 1967, un musée situé au 51 bis, boulevard de Latour-Maubourg à Paris 75007, perpétue le souvenir des Compagnons et de la France Libre. Téléphone : 01.47.05.04.10. Ouverture du lundi au samedi, de 14 à 17 heures.

 

Lien vers le site officiel de la Chancellerie : www.ordredelaliberation.fr

 

 

Chancellerie et musée de l'Ordre

 

 

Sur décision du Président de la République, Jacques CHIRAC, une fourragère aux couleurs de l’Ordre de la Libération a été créée, par arrêté, le 23 février 1996. Elle est destinée à pérenniser l’Ordre de la Libération et à préserver de l’oubli le souvenir des Compagnons de la Libération. ( voir le dossier FOURRAGÈRES )

 

En vue de succéder au Conseil de l’Ordre de la Libération, la loi du 26 mai 1999, créait un établissement public national à caractère administratif dénommé Conseil national des communes « Compagnon de la Libération », placé sous la tutelle du garde des seaux, ministre de la justice. Ce Conseil a pour mission :

¨  d’assurer la pérennité des traditions de l’Ordre et de porter témoignage de cet Ordre devant les générations futures, en liaison avec les unités combattantes titulaires de la Croix de la Libération ;

¨  de mettre en œuvre toutes les initiatives qu’il juge utiles, dans le domaine pédagogique, muséographique ou culturel, en vue de conserver la mémoire de l’Ordre, de ses membres et des médaillés de la Résistance française ;

¨  de veiller sur le musée de l’Ordre et de maintenir, ainsi que les archives de l’Ordre, en leurs lieux dans l’hôtel national des Invalides ;

¨  d’organiser, en liaison avec les autorités officielles, les cérémonies commémoratives de l’Appel du 18 juin et de la mort du général de GAULLE ;

¨  de participer à l’aide morale et matérielle aux Compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance française et à leurs veuves et enfants.

Le conseil d’administration du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » est composé des maires en exercice des cinq communes titulaires de la Croix de la Libération, des personnes physiques titulaires de la Croix de la Libération et d’un délégué national nommé par décret du Président de la République, après avis des autres membres du conseil d’administration, pour un mandat de quatre ans renouvelable plusieurs fois.
La présente loi entrera en vigueur lorsque le Conseil de l’Ordre de la Libération ne pourra plus réunir quinze membres, personnes physiques.

 

 

 

BÉNÉFICIAIRES

 

 

L’Ordre de la Libération a récompensé les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées d’une manière exceptionnelle dans l’œuvre de la libération de la France et de son Empire.
Des étrangers, ayant rendu à la cause de la France Libre des services signalés, ont pu recevoir la Croix de la Libération et être considérés comme des membres de l’Ordre ; à l’exemple du général américain Dwight EISENHOWER, alors Commandant en chef des forces alliées en Europe, décoré le 14 juin 1945.
L’on dénombre un total de 1 036 Compagnons de la Libération, dont six femmes : Berthie ALBRECHT, Laure DIEBOLD, Marie HACKIN, Marcelle HENRY, Simone MICHEL-LEVY et Émilienne MOREAU-EVRARD. Les Compagnons les plus jeunes furent Mathurin HENRIOT, résistant mort sous la torture à l’âge de 14 ans, et Lazare PYTKOWICZ, résistant décoré à l’âge de 16 ans.

 

 

 

LES COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

 

( par ordre alphabétique )

 

André AALBERG, Michel ABALAN, Valentin ABEILLE, José ABOULKER, Robert ABRAHAM, Henri ADELINE, Alain AGENET, Edouard AHNNE, Marcel ALBERT, Berthie ALBRECHT, Blaise ALEXANDRE, Roland ALIBERT de FALCONNET, Emile ALLEGRET, Roger ALLOUES, Henri AMIEL, Dimitri AMILAKVARI, René AMIOT, Hubert AMYOT d’INVILLE, Louis ANDLAUER, Gustave ANDRE, Roger ANDRE, Jacques ANDRIEUX, Pierre ANGLADE, Bernard ANQUETIL, Roméo ANTONIETTI, Raymond APPERT, Pierre ARAINTY, Paul ARIBAUD, Louis ARMAND, Michel ARNAUD, Paul ARNAULT, Pierre ARRIGHI, François ARZEL, Serge ASHER, Emmanuel d’ASTIER de la VIGERIE, François d’ASTIER de la VIGERIE, Henri d’ASTIER de la VIGERIE, Jean ASTIER de VILLATTE, Pierre AUBERTIN, Philippe AUBOYNEAU, Antoine AVININ, Fernand AYME, Robert AYRAL, Gabriel BABLON, René BABONNEAU, Joseph BAKOS, Jean BALLARIN, André BALLATORE, Jacques BALLET, Bernard BARBERON, Roger BARBEROT, Gustave BARLOT, Mathurin BARRIOZ, Raymond BASSET, Paul BATIMENT, Jacques BAUCHE, Guy BAUCHERON de BOISSOUDY, René BAUDEN, Jacques BAUDENOM de LAMAZE, René BAUDRY, Jacques BAUMEL, Georges BAVIERE, Maurice BAYROU, Jean BAZELAIRE de RUPPIERE, Henri BEAUGE-BERUBE, Pierre BEAUGRAND, Jean BECOURT-FOCH, Didier BEGUIN, Louis BEGUIN, Valentin BEHELO, Mohamed BEL HADJ, Jean BELLEC, Emile BELLET, Louis BENARD, Auguste BENEBIG, Henri BENEVEN, Lionel BENEYTON, Raoul BEON, Alfred BERGAMIN, Georges BERGE, Jean-Pierre BERGER, André BERGERET, Claude BERNARD, Pierre BERNARD, Philippe BERNARDINO, Adrien BERNAVON, Lucien BERNE, Pierre BERNHEIM, Lucien BERNIER, Pierre BERTAUX, Jean BERTIN, Jean BERTOLI, Alexis BETBEZE, Antoine BETHOUART, Pierre BEUCLER, Georges BIDAULT, François BIGO, Pierre BILLOTTE, Abel BILLY, Robert BINEAU, Jacques BINGEN, François BINOCHE, Roger BIROT, Antoine BISSAGNET, Arnaud BISSON, André BLANCHARD, René BLANCHARD, Pierre BLANCHET, Jacques BLASQUEZ, Sigismond BLEDNICKI, Louis BLESY, Maurice du BOISROUVRAY, Alain de BOISSIEU DEAN de LUIGNE, Michel MAURICE-BOKANOWSKI, François BOLIFRAUD, Emile BOLLAERT, André BOLLIER, Michel BOLLOT, Paul BONALDI, Georges BONNET, Claude BONNIER, Maurice BONTE, Louis BONVIN, François BOQUET, Henri de BORDAS, Sidiki BOUBAKARI, Jean BOUCHEZ, Claude BOUCHINET-SERREULLES, Michel BOUDIER, André BOULLOCHE, Henry BOUQUILLARD, Claude BOURDET, Jean-Jacques BOURDIS, Henri BOURGEOIS, Maurice BOURGES-MAUNOURY, Pierre-Louis BOURGOIN, Pierre BOURGOIN, Augustin BOURRAT, Edouard BOURRET, Emile BOUTHEMY, Léon BOUVIER, René BOUVRET, Laurent BOVIS, André BOYER, Jacques BRANET, Gabriel BRANIER, Jean BRASSEUR, Raphaël BRIARD, Roger BRIAS, Charles BRICOGNE, Martial BRIGOULEIX, René BRIOT, Pierre BRIOUX, Pierre BRISDOUX GALLONI d’ISTRIA, Félix BROCHE, Diégo BROSSET, Pierre BROSSOLETTE, Louis BROUDIN, Amédée BROUSSET, André BRUNEL, Gabriel BRUNET de SAIRIGNE, Jacques BRUNSCHWIG-BORDIER, Augusto BRUSCHI, Pierre BRUSSON, Paul BUFFET-BEAUREGARD, Martial BUGEAC, Georges BUIS, Georges CABANIER, Jean CADEAC d’ARBAUD, René CAILLEAUD, Michel de CAMARET, Lucien CAMBAS, Gustavo CAMERINI, Jean-Claude CAMORS, Joseph CANALE, Georges CANEPA, André CANTES, Jean CAPAGORY, Michel CARAGE, Roger CARCASSONNE-LEDUC, Jean-Claude CARRIER, Joseph CASILE, René CASPARIUS, René CASSIN, Jean CASSOU, Noël CASTELAIN, Georges CATROUX, Jean CAVAILLES, Alfred CAZAUD, Roger CECCALDI, Jean CEDILE, Jacques CHABAN-DELMAS, Julien CHABERT, Albert CHAMBONNET, Jean-Louis CHANCEL, Claude CHANDON, Pol CHARBONNEAUX, Albert CHAREYRE, Guy CHARMOT, Henri CHAS, Pierre-Yvon CHÂTEAU-JOBERT, Guy CHAULIAC, Guy CHAUMET, Paul CHAUSSE, Albert CHAVANAC, Eugène CHAVANT, Guy CHAVENON, Paul CHENAILLER, Camille CHEVALIER, Maurice CHEVANCE-BERTIN, Bernard CHEVIGNARD, Pierre de CHEVIGNE, Gilbert CHEVILLOT, Geoffroy  CHODRON de COURCEL, Maurice CHORON, Sir Winston CHURCHILL, Maurice CLAISSE, Roland CLAUDE, Eugène CLAUDIUS-PETIT, Charles CLERC, Charles CLIQUET, Francis CLOSON, Pierre CLOSTERMANN, Jean CLOUET des PESRUCHES, Jean COGGIA, Philibert COLLET, Constant COLMAY, Charles COLONNA d’ISTRIA, Paulin COLONNA d’ISTRIA, Jean COLONNA d’ORNANO, Adrien CONUS, Roger COQUOIN, Daniel CORDIER, Jean-Marie CORLU, Edouard CORNIGLION-MOLINIER, Renaud de CORTA, Louis CORTOT, Henri COTTERET, Christian COUDRAY, Hervé COUE, Emile COULAUDON, Jean COUPIGNY, Pierre COURNAIRIE, Paul COUROUNET, Edmond COUSSIEU, Robert CREMEL, Jean CREPIN, Roger CRIVELLI, René CROCQ, Irénée CROS, Michel CRUGER, Robert CUNIBIL, Camille CUNIN, André DAMMANN, Justin DANGEL, Yves de DARUVAR, Edmond DEBEAUMARCHE, Henri DEBIEZ, Eugène DECHELETTE, Raymond DECUGIS, Raymond DEFOSSE, Emile DEGAND, Marcel DEGLIAME, André DEGLISE-FAVRE, Emile DEHON, Pierre DEJUSSIEU, Maurice DELAGE, Raymond DELANGE, Charles DELESTRAINT, Raymond DELEULE, André DELFAU, Dino DEL FAVERO, François DELIMAL, Georges DELRIEU, Fortuné DELSAUX, Bernard DEMOLINS, Jean DEMOZAY ( alias MORLAIX ), James DENIS, Pierre DESHAYES, Jean DESMAISONS, Victor DESMET, Lucien DETOUCHE, Robert DETROYAT, André DEVIGNY, André DEWAVRIN-PASSY, Jean DEWEY, Adolphe DIAGNE, Laure DIEBOLD, Thadée DIFFRE, Louis DIO, Daniel DIVRY, Jacques DODELIER, Joseph DOMENGET, Jan DOORNIK, Idrisse DOURSAN, Daniel DREYFOUS-DUCAS, Jean DREYFUS, François DROGOU, Raymond DRONNE, Henri DROUILH, Jean DROUOT-L’HERMINE, Raoul DUAULT, Georges DUBOIS, Gaston DUCHE de BRICOURT, Maurice DUCLOS, Joseph DUHAUTOY-SCHUFFENECKER, Jean DULAU, François DUMONT, Roger DUMONT, Bernard DUPERIER, Bertrand du PLESSIS, René DUPONT, Baptiste DUPUIS, Louis DUPUIS, Albert DURAND, Pierre DUREAU, Michel DURRMEYER, René DUVAUCHELLE, Félix EBOUE, Hermann ECKSTEIN, Albert EGGENSPILLER, Dwight EISENHOWER, Constant ENGELS, Jean EON, Juan ESPANA, Honoré d’ESTIENNE D’ORVES, Jules EVENOU, Yves EZANNO, Yves FARGE, Henry FARRET, Michel FAUL, François FOUQUAT, Philippe FAUQUET, François FAURE, Marcel FAURE, André FAVEREAU, Benjamin FAVREAU, François FAYOLLE, Constantin FELDZER, Maurice FERRANO, Louis FERRANT, Joseph de FERRIERES de SAUVEBOEUF, Henri FERTET, Jean FEVRE, Marcel FINANCE, Louis FINET, Pierre FINET, Jacques FITAMANT, Paul FLANDRE, Guy FLAVIEN, Albert FLOCH, Jacques FLORENTIN, Louis FLURY-HERARD, Raphaël FOLLIOT, Albert FOSSEY, Marceau FAUCRET, Henri FOUGERAT, Claudius FOUR, Pierre FOURCAUD, Pierre FOURRIER, Jean FOURNIER, Louis FOURNIER de la BARRE, Michel FOURQUET, Yvan FRANOUL, Philippe FRATACCI, Pierre FREMOND, Henri FRENAY, Geoffroy FROTTIER de BAGNEUX, Henri FRUCHAUD, Bernard FUCHS, Roger FURST, Pierre GABARD, Adolphe GAETAN, André GALLAS, Robert GALLEY, Gilbert GARACHE, Pierre GARBAY, François GARBIT, Roger GARDET, GARGUE, Henri GARNIER, Jean GAROT, Romain GARY, René GATISSOU, Paul GAUFFRE, Louis GAUTHERON, Gontrand GAUTHIER, Marcel GAYAN, Alain GAYET, Jean GEMAHLING, André GENET, René GENIN, Louis GENTIL, André GEOFFROY, GEORGES VI, André GERBERON, Roger GERARD-BECUWE, Hubert GERMAIN, René GERVAIS, Raymond GIBERT-SEIGNEUREAU, Jean GILBERT, Xavier GILLOT, Ernest GIMPEL, Emile GINAS, Alexandre GINS, Noël GIORGI, Arthur GIOVONI, Christian GIRARD, Nicolas de GLOS, Louis GODEFROY, André GODIN, Aimé de GOISLARD de MONSABERT, Rudolf EGGS, Charles GONARD, Henri GORCE-FRANKLIN, Jean GOSSET, Robert GOUBY, Jean GOUJON de THUISY, William GOULD, Georges GOUMIN, François GOUSSAULT, Georges GOYCHMAN, Toussaint GOZZI, Albert GRAND, Gilbert GRANDVAL, Georges GRASSET, André GRAVIER, Paul GRENIER, Roger GRISEY, Alain GROUT de BEAUFORT, Marcel GUAFFI, Max GUEDJ, Yves GUELLEC, Alphonse GUENA, Paul GUENON, Albert GUERIN, Claude GUERIN, René GUFFLET, Gaston GUIGONIS, Pierre GUILHEMON, Pierre GUILLAN de BENOUVILLE, Roger GUILLAMET, Maurice GUILLAUDOT, Jacques de GUILLEBON, Paul GUILLON, Marcel GUILLOT, Maxime GUILLOT, Auguste GUILLOU, Georges GUINGOIN, Jean GUYOT, Marius GUYOT, Joseph HACKIN, Marie HACKIN, Maurice HALNA du FRETAY, Emmanuel d’HARCOURT, Bernard HARENT, Olivier HARTY de PIERREBOURG, John HASEY, Arnauld HAUDRY de SOUCY, Pierre de HAUTECLOCQUE, Pierre HAUTEFEUILLE, Yves de la HAUTIERE, Jacques HAZARD, Bernard HEBERT, Jacques HEBERT, Jean HELLARD, Gérard HENNEBERT, André HENRY, Marcelle HENRY, Paul HERAUD, Pierre HERBINGER, Georges HERITIER, Jean d’HERS, Robert HERVE, Yves HERVE, Claude HETTIER de BOISLAMBERT, Alfred HEURTAUX, Jean-Marie HEYREND, Jules HIRLEMAN, Jean-Baptiste HOUCHET, Georges HUGO, Robert HUGUET, François d’HUMIERES, Paul IBOS, Alfred IDOHON, Pierre IEHLE, André IMA, Joseph INGOLD, Henry INGRAND, Victor ITURIA, Henri JABOULAY, André JACOB, François JACOB, Paul JACQUIER, Rodolphe JAEGER, André JAMME, André JANNEY, Jean JAOUEN, Félix JAQUEMET, André JARROT, Edmond JEAN, Georges JEANPERRIN, Jean JESTIN, Marcel JEULIN, Jules JOIRE, Paul JOLY, Paul JONAS, Augustin JORDAN, Jacques JOUBERT des HOUCHES, Georges JOUNEAU, Maurice JOURDAN, Paul JOURDIER, Moïse JOUSSE, Yves JULLIAN, Pierre JULITTE, Robert JUMEL, André KAILAO, Maurice KAOUZA, Henri KARCHER, Robert KASKOREFF, Jean KERLEO, Charles KIEFFER, Philippe KIEFFER, Auguste KIRMANN, Henry KIRSCH, Imre KOCSIS, Pierre-Marie KOENIG, Jules de KOENIGSWARTER, Albert KOHAN, Yorgui KOLI, Marcel KOLLEN, Dominique KOUDOUKOU, Paul E KOUDOUSSARAGN, Alexandre Y KREMENTCHOUSK, Henri LABIT, François de LABORDE-NOGUES, François de LABOUCHERE, René LACOMBE, Emile LAFFON, Henry LAFONT, Pierre LAFONT, Yves LAGATU, Gustave LAGER, Roger de la GRANDIERE, André LALANDE, Georges LAMARQUE, Pierre LAMBERT, Claude LAMIRAULT, Arnaud LANGER, Marcel LANGER, Pierre LANGLOIS, Xavier LANGLOIS, Jacques LANGLOIS de BAZILLAC, Roger LANTENOIS, Georges LAOUENAN, Jean LA QUINTINE, Michel LARINE, Edgar de LARMINAT, Raymond LASSERRE, Jean de LATTRE de TASSIGNY, Edouard LAURENT, Robert LAURENT, Jean-Claude LAURENT-CHAMPROSAY, Henri LAURENTIE, Pierre LAUREYS, Roger LAVENIR, André LAVERGNE, Louis LE BASTARD, Marcel LEBOIS, Albert LEBON, Georges LECARROUR, Philippe LECLERC de HAUTECLOCQUE, Charles LECOCQ, Jacques LECOMPTE-BOINET, Guy LE CONIAC de la LONGRAYS, Yves LE DU, Pierre LEFAUCHEUX, Marcel LEFEVRE, Paul LEGENTILHOMME, Yves LEGER, Charles LE GOASGUEN, Pierre LE GOFFIC, Pierre LE GOURIEREC, Michel LEGRAND, François LE GUEN, Claude LE HENAFF, Paul LEISTEN-SCHNEIDER, Jean LEJEUNE, Jacques LEMARINEL, Jules LE MIERE, Pierre LE MOIGN’, René LEMOINE, René LENOIR, Joseph LEONARD, René LEPELTIER, Aimé LEPERCQ, Claude LEPEU, Pierre LEQUESNE, Raymond LEROY, Georges LE SANT, Roger LESCURE, René LESECQ, Joël LE TAC, Henri LE THOMAS, Jean-Marie LEVASSEUR, Jean-Pierre LEVY, Roger LEVY, Henri LEVY-FINGER, Jean LHUILLIER, André LICHTWITZ, Lucien LIMANTON, Hugues LIMONTI, Albert LITAS, Albert LITTOLFF, Philippe LIVRY-LEVEL, Alexandre LOFI, Pierre LOUIS-DREYFUS, Edmond LOUVEAU, Jean LUCCHESI, Yves LUCCHESI, André LUGIEZ, Charles LUIZET, Felipe MAEZTU, Edmond MAGENDIE, Louis MAGNAT, Jean MAGNE, Henri MAGNY, Raoul Charles MAGRIN-VERNEREY dit “ MONCLAR ”, Jean MAHE, Yves MAHE, Jacques MAILLET, Henri MAILLOT, Louis MAIRET, Jean MAIREY, Pierre de MAISMONT, Stanislas MALEC-NATLACEN, Roger MALFETTES, Henri MALIN, Horace MALLET, Jean-Pierre MALLET, André MALRAUX, Stanislas MANGIN, Henri MANHES, Henri MANIGART, Jacques MANSION, Claude MANTEL, Jean-Paul MANTELET, Henri MARAIS, Pierre MARCHAND, Robert MARCHAND, Jean MARIDOR, Pierre MARIENNE, Philippe MARMISSOLLE-DAGUERRE, Gérard MARSAULT, Paul MARSON, Albert MARTEAU, Christian MARTELL, François MARTIN, Marc MARTIN-SIEGFRIED, Albert MARTY, Louis MASQUELIER, Olivier MASSART, Raymond MASSIET-DUFRESNE, Robert MASSON, Jacques MASSU, Antoine MASUREL, Roger MATHIEU, Jacques MATHIS, Joseph MAUGARD, Charles MAURIC, Roger MAYLIE, André MAZANA, Alphé MAZIERAS, Christian MEGRET de DEVISE, Paul MELIS, Jacques MENESTREY, François de MENTHON, Edouard MERIC, Pierre MESSMER, Raymond MEYER, Paul-Hémir MEZAN, Louis MICHARD, Simone MICHEL-LEVY, Paul MILLELIRI, Jean de MILLERET, René MILLET, Victor MIRKIN, Pierre MOGUEZ, Sidi MOHAMED BEN YOUSSEF, Roger MOMPEZAT, Rémond MONCLAR, René MONDENX, Guy MONEGER, Henri MONFORT, Xavier de MONTBRON, Yves MONTEGGIANI, Fred MOORE, Yvon MORANDAT, Emilienne MOREAU-EVRARD, André MOREL, René MOREL, Théodore MOREL, François MOREL-DEVILLE, Paul MORLON, Pierre de MORSIER, Roger MOTTE, Jacques MOUCHEL-BLAISOT, René MOUCHOTTE, Jean MOULIN, André MOLINIER, André MOUNIER, MOUNIRO, Yves MOURIER, Lionel de MOUSTIER, Jean des MOUTIS, André MOYNET, Jean MUFRAGGI, Henri MULLER, Jules MURACCIOLE, Emile MUSELIER, Jean NANTERRE, René de NAUROIS, Léon NAUTIN, NEMIR, Edmond NESSLER, Jean NETTER, Paul NEUVILLE, Jean-Bernard NEY, Louis NICOLAS, René NICOLAU, Alfred NOEL, Robert NOIREAU, Yves NONEN, Lucien NOUAUX, Noukoun NOUKOUN-KONE, Jean-Pierre NOUVEAU, Paul ODDO, Aloysius ODERVOLE, Pierre OLIVIER, Marc O’NEILL, Jean ORBELLO, Marcel ORSINI, Paul ORTOLI, Louis OUBRE, René PAILLERET, Noël PALAUD, Gaston PALEWSKI, Pierre PANNETIER, André PARANT, Gilbert PARAZOLS, Jacques PARIS de BOLLARDIERE, Alexandre PARODI, René PARODI, André PATOU, Maurice PATURAU, Joseph PECRO, René PEETERS, Elie PEJU, Louis PELISSIER, Adrien PELTIER, Pierre PENE, Joseph PERCEVAL, Achille PERETTI-VATIER, Etelvino PEREZ, Victor PERNER, Jacques PERNET, François PERON, Antoine PERONNE, Guy PEROTIN, Raymond PERRAUD, Raymond PETAIN, Eugène CLAUDIUS-PETIT, Henri ROMANS-PETIT, Jacques PETITJEAN, René PETRE, François PHILIPPE, Albert PIAULT, Michel PICHARD, Jean PICHAT, Jacques PIETTE, Charles PIJEAUD, Alfred PILAFORT, Jean PILLARD, Christian PINEAU, Edmond PINHEDE, Edouard PINOT, Stéphane PIOBETTA, Hippolyte PIOZIN, William PALCY, Jean-Charles PLANTEVIN, Maurice PLANTIER, René PLEVEN, Roger PODEUR, Raymond POGNON, Jean POIREL, POIS, René POITEVIN, Pierre POLETTI, Jean POMPEI, Dominique PONCHARDIER, Pierre PONCHARDIER, Edmond POPIEUL, Charles PORCHERON, Paul POSTAIRE, André POSTEL-VINAY, Joseph POULIQUEN, Pierre POUYADE, Roland de la POYPE, Paul PRETS, Moïse PRIEZ, Corentin PRIGENT, Maurice PROCHASSON, Georges PROST, Jean PROZECK, Ernest PRUVOST, Edouard PRZYBYLSKI, Pierre PUECH-SAMSON, Joseph PUTZ, Lazare PYTKOWICZ, René QUANTIN, André QUELEN, Jean-Marie QUERVILLE, Robert QUILICHINI, André QUIROT, Philippe RAGUENEAU, Henri de RANCOURT de MIMERAND, Claude RAOUL-DUVAL, Pierre RATEAU, Roger de RAUVELIN, Laurent RAVIX, Georges REBATTET, Louis REBOUR, David REGNIER, Eugène REILHAC, Alfred REILINGER, Jean REMY, Jacques RENARD, Jacques-Roger RENARD, Gilbert RENAULT, Henri RENDU, Jacques RENOUVIN, Jean-Gabriel REVAULT d’ALLONNES, Tibor REVESZ-LONG, Jean REY, Louis RICARDOU, Joseph RICHAVY, Paul RIMBAUD, Noël RIOU, Joseph RISSO, Jean RITOUX-LACHAUD, Louis RIVIE, Paul RIVIERE, Jacques ROBERT, Julien ROGER, Mathieu ROGIER, Maurice ROLLAND, Yves ROLLAND, Yves ROMANETTI, André RONDENAY, Paul ROQUERE, Philippe ROQUES, Raymond ROQUES, Jean ROSENTHAL, Jean-Pierre ROSENWALD, Pierre ROSSET-GOURNAND, Georges ROSSI, Robert ROSSI, Charles ROSSIGNOL, Georges ROSSIGNOL, Elie ROUBY, Constant ROUDAUT, Pierre ROUGE, Jacques ROULEAU, Jacques ROUMEGUERE, Nicolas ROUMIANTZOFF, Rémy ROURE, Jean ROUSSEAU-PORTALIS, Henri ROUSSELOT, Antoine ROUSSELOT, André ROUX, Robert de ROUX, André ROUXEL, François ROZOY, Louis RUBAUD, Henry de RUDELLE, Charles RUDRAUF, Pierre RUIBET, Raymond SABOT, Jean SAINTENY, Bernard SAINT-HILLIER, Jules SALIEGE, André SALVAT, Marcel SAMMARCELLI, Charles SANTINI, Maurice SARRAZAC, Jean-Pierre SARTIN, Philippe SASSOON, Robert SAUNAL, Henri SAUTOT, Robert SAUVALLE, Alain SAVARY, Albert SAVARY, Horace SAVELLI, Jacques SAVEY, Fred SCAMARONI, Pierre SCHAERRER, Alfred SCHAMPHELAERE, Jacques-Henri SCHLOESING, Etienne SCHLUMBERGER, Paul SCHMIDT, André SCHOCK, Georges SCHRIMPF, Maurice SCHUMANN, Charles de SCITIVAUX, Xavier de SCITIVAUX, Jacques de SEGRAIS, François SEITE, Maurice SERE, Henri SERIZIER, Charles SERRE, Jacques SEVESTRE, Adolphe SICE, Henri SILVY, Jean SILVY, Henry SIMON, Jean SIMON, Jean-Salomon SIMON, Henri SIMON-DUBUISSON, Pierre SIMONET, Roger SINAUD, François SOMMER, Pierre SONNEVILLE, André SORRET, Jean SOUBERVIELLE, Jacques SOUFFLET, Henri SOULAT, Albert SOUQUES, Jean-Louis SOURBIEU, Roger SPEICH, Jacques de STADIEU, Michel STAHL, Jean STARCKY, Marcel SUARES, Benjamin TAGGER, Marcel TAILLANDIER, Henri ROL-TANGUY, Joseph TARDIEU, René TARDY, Jacques TARTIERE, Marie TASSIN, Pierre TASSIN de SAINT PEREUSE, Gaston TAVIAN, Jacques TAYAR, Georges TAYLOR, Auguste TECHER, Jean de TEDESCO, Aimé TEISSEIRE, Pierre-Henri TEITGEN, Rolland TERRIER, Alexandre TER SARKISSOFF, Charles de TESTA, TERIIEROO-A TERIIEROOITERAI, Gérard THEODORE, Fernand THEVENET, Pol THIBAUX, Gabriel THIERRY, Georges THIERRY d’ARGENLIEU, Denis THIRIAT, André THOREAU, Lucien THUILLIEZ, Félix TILLY, François TILLY, Ettore TONEATTI, Louis TORCATIS, Marie-Gabriel TOUCHALEAUME, Alfred TOUNY, Roger TOUNY, Raymond TOURNIER, Désiré TOURTET, Martin TOUZEAU, Jean TRANAPE, Joseph TRIGEAUD, Paul TRIPIER, René TROADEC, René TROEL, Jacques TROLLEY de PREVAUX, Pierre TROQUEREAU, Jean-Louis TULASNE, Edgard TUPET-THOME, Jaime TURRELL Y TURRUL, Pierre ULMER, Georges UNGERMAN, Martial VALIN, François VALLEE, François VALLI, Lucien VANNER, André VARNIER, Etienne de VAUX, Edward VAZAC, Gaston VEDEL, Gilbert VEDY, Jacques de VENDEUVRE, Henri VERDIER, Michel VERGES, Joseph VERGOS, Richard VERHEUST, Firmin VERMEIL, Jean-Pierre VERNANT, Jean VERNIER, André VERRIER, Michel VERSTRAETE, Adolphe VEZINET, Jean VIALARD-GOUDOU, Paul VIBERT, Pierre VIENOT, Charles VIGNES, Daniel VIGNEUX, Angel VILLEROT, Harry de VILLOUTREYS, Henri VILTARD, Marcel VINCENT, Alban VISTEL, Jean VOLVEY, Jean VOURC’H, Jacques VOYER, Agoussi WABI, Otto WAGNER, René WAGNER, Aloizo WALEINA, Roger WARIN, Robert WEIL, René-Georges WEILL, René WEILL, James WORDEN, Nicolas WYROUBOFF, André ZIRNHELD.

 

 

 

LES COLLECTIVITÉS AYANT REÇU LA CROIX DE LA LIBÉRATION

 

 

Cinq villes

Nantes ( 11/11/1941 ) ; Grenoble ( 04/05/1944 ) ; Paris ( 24/03/1945 ) ; Vassieux-en-Vercors ( 04/08/1945 ) ; l’île de Sein ( 01/01/1946 ).

 

Dix huit unités combattantes

¨  Neuf de l’Armée de Terre : Bataillon de marche n° 2 ( 09/09/1942 ) ; 13e demi-brigade de la Légion étrangère ( 06/04/1945 ) ; 1er bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique ( 28/05/1945 ) ; 2e régiment d’infanterie coloniale ( 12/06/1945 ) ; régiment de marche du Tchad ( 12/06/1945 ) ; 1er groupe du 3e régiment d’artillerie coloniale ( 07/08/1945 ) ; 1er régiment d’artillerie coloniale ( 07/08/1945 ) ; 1er régiment de marche de spahis marocains ( 07/08/1945 ) ; 501e régiment de chars de combat ( 07/08/1945 ).

¨  Six de l’Armée de l’Air : 1ère escadrille de chasse du groupe “ Alsace ” ( 21/06/1941 ) ; Escadrille “ Normandie-Niemen ” ( 11/10/1943 ) ; Groupe de bombardement “ Lorraine ” ( 28/05/1945 ) ; Groupe de chasse “ Alsace ” ( 28/05/1945 ) ; Groupe de chasse “ Île de France ” ( 28/05/1945 ) ; 2e régiment de chasseurs parachutistes de l’armée de l’Air ( 08/11/1945 ).

¨  Trois de la Marine : Sous-marin RUBIS ( 14/10/1941 ) ; Corvette ACONIT ( 19/04/1943 ) ; 1er régiment de fusiliers marins ( 12/06/1945 ).

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

 

RUBANS

 

 

Largeur de 37 mm.
Ses couleurs symbolisent le deuil ( noir ) et l’espérance ( vert ) de la patrie : moire vert avec deux raies verticales noires de 1 mm et sur chaque bord un large liseré noir de 5 mm.
Il a existé un premier modèle de ruban, fabriqué en Grande-Bretagne et utilisé jusqu'en août ou septembre 1942, de couleur verte non moirée et aux raies noires placées en diagonale à la manière de certaines décorations Britanniques.
Initialement, le général de GAULLE avait demandé que soit “ étudier un dessin pour barres ou palmes en reconnaissance de nouveaux services rendus. ” Mais cette disposition ne sera jamais appliquée.

 

 

INSIGNES

 

 

CROIX

 

 

Deux modèles, exécutés par deux membres des Forces Françaises Libres, furent proposés au général de GAULLE : le projet du lieutenant VALLAT et celui du capitaine MELLA ( tout deux étant dessinateur et décorateur de métier ).
Le modèle de croix retenu fut celui du capitaine Tony MELLA : en bronze, il est en forme d’écu rectangulaire de 30 mm.

Sur l’avers    : un glaive de 59 mm de long, disposé pointe en bas et surchargé d’une croix de Lorraine
                      émaillée de noir.

Sur le revers : la devise en latin  PATRIAM  SERVANDO  VICTORIAM  TULIT  traduisible par
                      “ En servant la patrie il assure la victoire ” dont l’auteur est le gouverneur Valentin SMITH.

La bélière est fixe et se rattache sur la poignée du glaive. Sur le premier modèle produit, cette poignée est striée sur toutes ses faces. Dans les années 50, un second modèle sera fabriqué et se différenciera du précédent par la poignée du glaive non striée sur les tranches.
Si la maquette de la croix fut réalisée par la succursale londonienne du joaillier CARTIER, c'est la maison John PINCHES de Londres qui en réalisera les premiers exemplaires. Après la libération, les croix seront frappées en France par l’administration des Monnaies.

 

 

COLLIER

 

 

Destiné au général de GAULLE, Grand maître de l’Ordre, il fut réalisé en 1945 par le ferronnier d’art Gilbert POILLERAT et remis solennellement au Grand maître le 31 août 1947 : c’est un collier, fait de neuf larges maillons d’or ( or offert par le Gabon et la Nouvelle Calédonie ) réunis par des croix de Lorraine d’émail vert, portant un médaillon ovale ou, dans le flamboiement de rayons mi-partie or, mi-partie argent, s’inscrit la Croix de la Libération. Ce médaillon est surmonté par la devise de l’Ordre supportée par deux glaives. Chaque maillon d’or est gravé du nom des territoires qui, l’un après l’autre, reformèrent l’Empire :
AFRIQUE ÉQUATORIALE FRANÇAISE et NOUVELLES-HÉBRIDES, OCÉANIE et GUYANE, SOMALIE et RÉUNION, AFRIQUE DU NORD et ANTILLES, NOUVELLE-CALÉDONIE et CAMEROUN, INDES et LEVANT, MADAGASCAR et St PIERRE et MIQUELON, AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE et INDOCHINE, FRANCE.

 

 

 

 

 


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