MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE
- 9 février 1943 -
Créée à Londres le 9 février 1943, par ordonnance du Comité National Français ; la Médaille de la Résistance était destinée à « reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger, auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940. »
Elle était décernée par le général de GAULLE ( le chef de la France combattante ), sur proposition d’un commissaire national et avis, sauf en cas d’urgence, d’une commission de quatre membres, nommés par le chef de la France combattante. La maquette de la médaille fut soumise à l’approbation du général de GAULLE et les premiers exemplaires ont été réalisés à Londres par la maison J.G. GAUNT and SON.
L’ordonnance du 2 novembre 1945 créa le titre d’Officier de la Résistance avec remise de la Médaille de la Résistance avec Rosette.
L’attribution de la Médaille de la Résistance à un militaire pour acte de résistance en territoire occupé ou contrôlé par l’ennemi entraînait le bénéfice de la campagne double ( ordonnance du 7 janvier 1944 ).
Les titulaires reconnus coupables de tout acte, contraire à l’honneur ou la probité, commis depuis l’attribution de la médaille ou antérieurement à celle-ci mais découvert ultérieurement et porté à la connaissance de la Commission d’attribution de la médaille, peuvent ce voir retirée celle-ci par décret.
Elle n’est plus décernée depuis le 1er avril 1947, sauf pour les Déportés et Internés de la Résistance ( décret du 23 septembre 1950 ), les autres membres de la Résistance et les personnels des Forces Françaises Libres morts pour la France ( décret du 28 juin 1962 ), à qui elle est attribuée à titre posthume. Ce délai est prolongé jusqu’au 31 décembre 1947 pour les actions de résistance en Indochine ( décret du 30 décembre 1947 ).
La chancellerie de l’Ordre de la Libération est chargée de l’administration des services de la Médaille de la Résistance.
C'est, environ, près de 64 000 médailles qui ont été attribuées, dont 20 000 à titre posthume.
La Médaille de la Résistance récompensait les personnes ou les collectivités françaises ayant :
¨ pris une part spécialement active depuis le 18 juin 1940 à la résistance contre les puissances de l’Axe et leurs complices sur le sol national ou en territoire relevant de la souveraineté française ;
¨ pris une part effective et importante au ralliement de territoires français à la France combattante ou rendu des services signalés dans l’effort de guerre de ces territoires ;
¨ joué un rôle éminent à l’étranger dans la propagande et dans l’action des organisations destinées à grouper et à soutenir les efforts de la Résistance ;
¨ rallié des troupes, des navires ou des avions dans des conditions exceptionnelles de difficultés ou de dangers ;
¨ rejoint les Forces Françaises Libres dans des conditions particulièrement dangereuses et méritantes.
Cinquante cinq médailles, dont quinze avec rosette, ont été attribuées à des collectivités.
Suite à l’ordonnance du 2 novembre 1945, elle a pu être attribuée à titre exceptionnel et rétroactif, aux étrangers qui se sont distingués dans l’accomplissement des mêmes actes.
Entre parenthèses, la date du décret et la lettre R pour une attribution de la médaille avec rosette.
COLLECTIVITÉS MILITAIRES
École militaire préparatoire technique de Tulle ( 24/04/46 R ) ; Brigade de gendarmerie de la Chapelle-en-Vercors ( 14/06/46 ) ; Groupe de bombardement « Bretagne » ( 03/08/46 R ) ; Sous-marin CASABIANCA ( 03/08/46 R ) ; Sous-marin GLORIEUX ( 20/11/46 R ) ; Corvette ACONIT ( 29/11/46 ) ; Corvette ALYSSE ( 29/11/46 ) ; Aviso COMMANDANT-DOMINE ( 29/11/46 ) ; Aviso COMMANDANT-DUBOC ( 29/11/46 ) ; Sous-marin VENUS ( 29/11/46 ) ; Contre-torpilleur LÉOPARD ( 29/11/46 ) ; Sous-marin MARSOUIN ( 29/11/46 ) ; Corvette MIMOSA ( 29/11/46 ) ; Sous-marin NARVAL ( 29/11/46 R ) ; Aviso SAVORGNAN-DE-BRAZZA ( 29/11/46 ) ; Sous-marin SURCOUF ( 29/11/46 R ) ; École militaire préparatoire d’Autun ( 31/03/47 R ) ; 1er régiment de fusiliers marins ( 31/03/47 R ) ; 13ème demi-brigade de Légion étrangère ( 31/03/47 R ) ; Patrouilleur POULMIC ( 31/03/47 ) ; 1er régiment d’infanterie ( 31/03/47 ).
LOCALITÉS
Ville de Meximieux, dans l’Ain ( 22/09/45 ) ; Commune de Terroux, dans le Lot ( 22/09/45 ) ; Village de Bethincourt, dans la Meuse ( 15/10/45 ) ; Commune de la Chapelle-en-Vercors ( 15/10/45 ) ; Commune de Saint-Nizier-du-Moucherotte, en Isère ( 15/10/45 ) ; Ville de Thônes, en Haute-Savoie ( 15/10/45 ) ; Ville de Caen, dans le Calvados ( 24/04/46 R ) ; Commune de Caniac, dans le Lot ( 24/04/46 R ) ; Ville de Montceau-les-Mines, en Saône et Loire ( 24/04/46 ) ; Nouvelle-Calédonie et dépendances ( 24/04/46 ) ; Ile de Sein ( 27/08/46 R ) ; Ville de Lyon ( 20/11/46 R ) ; Ville de Nantua, dans l’Ain ( 16/01/47 ) ; Ville d’Oyonnax, dans l’Ain ( 16/01/47 ) ; Ville de Brest, dans le Finistère ( 31/03/47 ) ; Commune de Marsoulas, en Haute-Garonne ( 31/03/47 ) ; Commune de Tavaux, dans l’Aisne ( 31/03/47 ) ; Commune de Saint-Nicolas-Plougasnou, dans le Finistère ( 31/03/47 ).
COMMUNAUTÉS, ÉCOLES, HÔPITAUX
Hôpital de Cahors ( 17/05/45 ) ; Hôpital de Saint-Céré, dans le Lot ( 17/07/45 ) ; Abbaye de Thymadeuc-en-Rohan, dans le Morbihan ( 03/01/46 ) ; Soeurs de Niederbronn, Saales, dans le Bas-Rhin ( 24/04/46 R ) ; Lycée Lalande de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain ( 03/10/46 ) ; Université de Strasbourg ( 31/03/47 R ).
COLLECTIVITÉS DIVERSES
Association des Français Libres de Grande-Bretagne ( 31/05/43 ) ; Police d’état de la ville d’Alger ( 26/03/45 ) ; Résistance P.T.T. ( 13/07/45 ) ; Radio-Brazzaville ( 03/01/46 R ) ; Sapeurs-pompiers de la ville de Belfort ( 03/01/46 ) ; Corps urbain des gardiens de la paix de Nice ( 25/04/46 ) ; Scouts routiers de Belfort, clan Guy de la Rigaude ( 24/04/46 ) ; Fédération de la Presse clandestine ( 31/03/47 ) ; Résistance Fer ( 31/03/47 R ).
Largeur de 36 mm.
Noir traversé verticalement par six bandes rouges, dont deux latérales de 3 mm de large, deux médianes de 1 mm espacées de 2 mm et de deux intermédiaires de 1 mm distantes des médianes de 6 mm.
Une rosette de 28 mm sur le ruban de la Médaille de la Résistance avec Rosette.
Médailles rondes en bronze, du module de 37 mm.
Dessin du capitaine MELLA des Forces Françaises Libres.
Sur l’avers : un bouclier frappé de la croix de Lorraine avec la date en chiffres romains
XVIII . VI MCMXL ( 18 juin 1940 ).
Sur le revers : l’inscription PATRIA NON IMMEMOR ( la Patrie n'oublie pas ).
La bélière était fixe, en forme de triangle tronqué renversé.
Sur le premier modèle fabriqué à Londres en 1945, la devise du revers était inscrite en petits caractères droits.
Vers 1950, cette devise sera réalisée en grands caractères italique.
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